Silence
- 5 juil.
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Il est des silences vibrants de mépris, de peur ou d’absence
Qui meurtrissent, punissent et lèsent, autant que les insultes et les cris
Des silences à distance, en présence, par action ou par omission
Qui sont autant de caisses de résonance rendant sourd jusqu’à l’oubli
On peut devenir fou de n’entendre qu’eux
On peut oublier les mots de les avoir trop fréquentés
On peut même ne plus savoir pleurer de les avoir écoutés
Mais il est aussi de timides silences, très purs et infiniment jolis
Ciselés jusqu’à la douceur, vertigineux de tendresse
Si pleins de pensées légères et de joie muette
Qu’on se souhaite, par amour, de les partager.

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