

En ville
Déambuler sans but Laisser négligemment mes pas suivre ma pensée A moins que ce ne soit l’inverse, et se perdre Poursuivre d’une rue à l’autre un rêve si flou qu’il fait du bien Purger mon esprit du brouhaha qu’il crée pour rien Croiser mais à peine un coin de ciel et de la vie des gens Tout voir et ne rien noter, les regarder passer Tout sentir sans douleur et l’oublier dans l’instant Sourire aux pigeons et aux humains égarés Me sentir sur une ile déserte d’être si peuplée S


A la douche !
Tous les matins, j’ai rendez-vous avec le soleil Il s’absente ? Pas grave, je visualise sa douceur bienveillante Nue ? Allez, j’ose ! Baignade légère dans sa présence dorée Qui voyage dans mes cellules, les inonde d’une sève puissante Mon corps vibre plus fort, grésille de joie Je lève les bras : Ô Hélios et Vesta ! Je chante leurs noms, gourou jusqu’au bout Et je danse aussi parfois, j'aime ça ! Perchée ? Ah oui, toujours, et vous ?


Coeur sensible
Tu écoutes et tu entends, Mais en plus toi tu comprends Mieux, tu sais, parce que tu ressens Derrière les mots tus, l’émotion contenue. La vibration fragile qui demande Sans le faire, parfois bien trop fière L’envie discrète qui n’ose pas Les liens d’âmes… toi tu les capteras Et si une larme déborde de ton cœur Sur tes joues, les gens, on s'en fout Moi je l’aime pour tout ce qu’elle dit De ta tendresse offerte jusqu’au bout


Abondance !
L’abondance quoi qu’on en pense Conjugue l’être bien plus que l’avoir Car on ne possède que ce qu’on pense mériter Voilà qui vaut le coup d’être médité


Ecoute !
Accepter la voie de l’autre même si ça me déplait Ça demande beaucoup de bienveillance et de respect Et de m’interroger sur ce que cela fait crier en moi Parce qu’entendre l’autre c’est aussi m’écouter moi En suis-je capable ?

