En ville
- 28 juin
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Déambuler sans but
Laisser négligemment mes pas suivre ma pensée
A moins que ce ne soit l’inverse, et se perdre
Poursuivre d’une rue à l’autre un rêve si flou qu’il fait du bien
Purger mon esprit du brouhaha qu’il crée pour rien
Croiser mais à peine un coin de ciel et de la vie des gens
Tout voir et ne rien noter, les regarder passer
Tout sentir sans douleur et l’oublier dans l’instant
Sourire aux pigeons et aux humains égarés
Me sentir sur une ile déserte d’être si peuplée
Silencieuse de tant de bruits indéterminés et sourds
Pour quelques heures, anonyme, oubliée, reposée
Encore plus présente de m’être absentée de moi-même
Marcher… comme on oublie

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