

Avec un grand A
Amour toujours qui court après le temps Celui qu’on n’a pas, celui qu’on n’a plus, celui qu’on attend Amour fragile, bleui, mort-né, qui n’apprendra jamais à marcher Amour qui cavale et papillonne, qui dit "je pars" ou emprisonne Amour promis qui trahit sans honte, blesse à vie, disparait Amour qui s’use et vieillit, moche et fripé de n’avoir rien donné Non, ne pas se résigner ! Croire encore à l’amour toujours - plutôt qu’au jamais plus Celui qui n’est pas pressé, qui n’


Silence
Il est des silences vibrants de mépris, de peur ou d’absence Qui meurtrissent, punissent et lèsent, autant que les insultes et les cris Des silences à distance, en présence, par action ou par omission Qui sont autant de caisses de résonance rendant sourd jusqu’à l’oubli On peut devenir fou de n’entendre qu’eux On peut oublier les mots de les avoir trop fréquentés On peut même ne plus savoir pleurer de les avoir écoutés Mais il est aussi de timides silences, très purs et i


En ville
Déambuler sans but Laisser négligemment mes pas suivre ma pensée A moins que ce ne soit l’inverse, et se perdre Poursuivre d’une rue à l’autre un rêve si flou qu’il fait du bien Purger mon esprit du brouhaha qu’il crée pour rien Croiser mais à peine un coin de ciel et de la vie des gens Tout voir et ne rien noter, les regarder passer Tout sentir sans douleur et l’oublier dans l’instant Sourire aux pigeons et aux humains égarés Me sentir sur une ile déserte d’être si peuplée S


A la douche !
Tous les matins, j’ai rendez-vous avec le soleil Il s’absente ? Pas grave, je visualise sa douceur bienveillante Nue ? Allez, j’ose ! Baignade légère dans sa présence dorée Qui voyage dans mes cellules, les inonde d’une sève puissante Mon corps vibre plus fort, grésille de joie Je lève les bras : Ô Hélios et Vesta ! Je chante leurs noms, gourou jusqu’au bout Et je danse aussi parfois, j'aime ça ! Perchée ? Ah oui, toujours, et vous ?


Coeur sensible
Tu écoutes et tu entends, Mais en plus toi tu comprends Mieux, tu sais, parce que tu ressens Derrière les mots tus, l’émotion contenue. La vibration fragile qui demande Sans le faire, parfois bien trop fière L’envie discrète qui n’ose pas Les liens d’âmes… toi tu les capteras Et si une larme déborde de ton cœur Sur tes joues, les gens, on s'en fout Moi je l’aime pour tout ce qu’elle dit De ta tendresse offerte jusqu’au bout


Abondance !
L’abondance quoi qu’on en pense Conjugue l’être bien plus que l’avoir Car on ne possède que ce qu’on pense mériter Voilà qui vaut le coup d’être médité


Ecoute !
Accepter la voie de l’autre même si ça me déplait Ça demande beaucoup de bienveillance et de respect Et de m’interroger sur ce que cela fait crier en moi Parce qu’entendre l’autre c’est aussi m’écouter moi En suis-je capable ?


Toujours
Dans le château inoubliable de notre enfance, Qu’il ait été ruine ou splendeur, joie ou peur Elle est là Trop présente ou inconnue, douceur ou douleur, Qu’elle nous ait appris l’amour ou le manque Elle est là Qu’elle nous ait bâti ou déconstruit, Protégé, mal aimé ou abandonné Elle est là Point de soudure à la vie, qui à jamais nous lie Cellule originelle, trait d’union entre les mondes, A chacun de nos grands voyages, le sien comme les nôtres Elle est le premier et le dernie


Silence, on joue !
Les règles sont affichées, merci de les consulter Ensuite faites vos jeux, tout ira bien La vie c’est d’autant plus sérieux que léger C’est même ce qui fait toute sa fascinante beauté


Le premier pas...
Celui qui coûte mais qui m’entraine plus loin Plus près de mes envies de mes rêves aussi La peur me lâche la main, je ne risque rien Je vais le faire, c’est sûr, aujourd’hui Ou peut-être demain ?

