

Se tromper, c'est avancer !
Encore une erreur, une fausse route, une impasse… Et voilà que ma joie et mes forces trépassent Pourtant l’échec apparent n’est qu’un apprentissage Parce qu’on ne se trompe pas, on expérimente ! Par contre l’erreur serait d’aller chercher ailleurs Qu’au fond de moi, l’info maxi format qui est bien là La double peine serait de croire au mauvais casting Ou encore pourquoi pas à un piteux timing Mais vous avez déjà vu, vous, la vie se tromper ? Il n’y a que moi pour remuer le c


Libre !
Je suis libre moi, madame ! Libre de choisir où et qui fuir, Et combien de temps moisir Seule dans mon coin, à compter les coups pour rien Libre d’être libre et de n’en savoir que faire Parce qu’être libre, c’est bien quand on s’en sert Si c’est juste pour s’échapper, esquiver Au cas où, c’est vraiment pas nécessaire… Avoir guéri le pire me dispense de l’exil, enfin La liberté a le goût de l’être, bien plus que du faire Plus besoin de viser le tour du monde en solitaire P


Chut !
Les secrets de famille pétrifient l'enfance Inventant des adultes aux vies brisées Qui portent l’inconscient poids d’une culpabilité sans objet Persuadés d’une fausse vérité qui sent mauvais Les parents disent : c’est pour les protéger, leur éviter le pire Mais pourquoi à leur place choisir de taire ou de dire Car s’ils ne sont pas éclaboussés par le savoir Ils sont gangrénés par l’ignorance, bonjour la souffrance ! Bien sûr c’est dans le subtil que ce ballet se danse Dan


Même pas peur !
La peur est l’alliée des dictateurs, officiels ou masqués, Qui abusent… parfois juste à côté. La peur est le bras armé, qui abrutit et contrôle Elle parle par les médias, pronostique maladie grave, pénurie et guerre La peur brandit la catastrophe probable et la méfiance nécessaire Elle casse la créativité et éteint la lumière La peur chevauche le manque, la vieillesse, la solitude Elle menace de trahison, d’abandon, de finitude Me voilà vulnérable, incapable, adieu la zénitud


Bonne année !
Cette année, je te souhaite d’oser ! Ah, cool mais santé, joie et prospérité… ça ne suffit pas ? Amour, abondance et déjà les finances, On prend les mêmes et on recommence ? Non, non, cette année, on va simplement oser ! Oser, même et surtout si ça fait flipper. Quitter le confort, sa zone et tout ce qui y dort Jouer le clairon matinal d’un réveil qui a trop tardé Oser se choisir et s’aimer, toi et moi-même Ne plus jamais subir et cesser de tergiverser, Faire des projets


A quand le bilan ?
Fin d’année, oui, c’est la saison… De déposer les fardeaux, les échecs, les ratés Qui pourraient devenir des regrets D’ajuster les choix que je juge mauvais Qui ne m’ont pas conduite où je voulais De revisiter les jugements, fruits de mes peurs Mais aussi croyances, déceptions et labeurs C’est la saison où je pose, j’appelle, j’inscris et programme… Et si je faisais de chaque jour la saison des bilans ? Du fringant janvier au sage décembre M’offrir le temps d’observer, cali


Une bouteille à la mer
Une bouteille à la mer C’est un rendez-vous à la vie, un désir fou, lancés dans l’éther Qu’on n’a même jamais osé formuler précisément, Voués - on nous l’a dit déjà tout petits A la résignation, à l’obéissance, à l’ennui Une bouteille à la mer C’est l’envie, qu’on s’autorise enfin, de vivre l’impossible, Rêver d’une rencontre qui aurait traversé Les océans, les aléas et le temps Pour nous rejoindre à point nommé Une bouteille à la mer Arrive toujours à destination, où qu’


Polarité
La vie est une vallée de larmes. Tu l’as entendu toi aussi ? Malheureusement j’y ai cru autant de fois qu’on me l’a dit. Souffrir pour apprendre, endurer pour grandir Et parce que Dieu nous aime : on n’est pas loin du blasphème ! La vie n’est peut-être pas un long fleuve tranquille, Mais ramer à contrecourant n’est vraiment pas utile. C’est même la garantie de souffrir pour rien, Et le bonheur, c’est pas fait pour les chiens ! Après quelques claques bien appliquées - au p


Bec sucré !
Me nourrir, absorber… me remplir peut-être, pour me rassurer ? Une pulsion dans le désert, à comprendre pour m’en défaire Soir de tristesse ou bien déprime, solitude ambiante ou peur primaire Il y a tant d’amour parfois, dans un pot de Nutella, que j’y crois ! Un gâteau, une glace, et voilà la douceur qu’en moi je ne trouve pas Hélas, mirage vite fondu, plus ingrat encore d’être à ce point éphémère... Même si je ne le sens pas, pas encore, pas cette fois, tout est là, Au


J'aurais aimé...
Ce soir je t’écris une lettre, qui commence ainsi : "Cher toi, j’aurais aimé que..." et qui finit par : " Je rends tout ça à la vie, et puis merci !". Au milieu des deux, colère, douleur, chagrin et doute… Je déballe, tout déboule, ça coule en foule Les émotions, oui, et les pleurs parfois aussi. Jamais tu ne la recevras, parce que je ne l’enverrai pas. Pourtant elle nous soulagera, toi et moi, du poids de tout ce fatras, Qui nous empêche d’aller plus loin, ensemble ou pa




