

Apprendre...
Quoi qu’on nous dise, on n’est pas fait pour souffrir, mais bien pour être heureux. Et la vie ici-bas sert aussi à ça, apprendre à l’être. C’est du moins ce que je crois. Quand mon corps me fait mal, il me laisse des indices : J’en ai plein le dos, j’étouffe, ça m’irrite, ça me prend la tête. La souffrance me réveille, m’enseigne, m’incite à me questionner sur ce que je vis, Comment, avec qui, pourquoi. Et les réponses révèlent le sens. Le sens, le chemin. Une condition ? Ose


Je respire
Le souffle, essentiel, me maintient en vie… mais pas seulement ! Conscient, il devient force de centrage, d’ouverture, d’apaisement. Quand j’expire, ces énergies dont je ne veux plus s’échappent, rejoignent l’éther. Elles s’en vont silencieuses, sans hâte s’estompent, légères. Recyclage Mon inspiration matérialise une force lumineuse qui hydrate de joie mes cellules, installe la douceur que je me souhaite. Paillettes Mon souffle est ample, puissant, soulage mon corps, mon esp


Ma réalité
C’est quoi la réalité ? Un fatras d’idées et croyances conformes Qu’on nous a gentiment biberonnées A peine nés Un écran géant où sont projetées Les vérités qu’on a intégrées Qui créent un monde factice mais familier Où on vit par ignorance ou commodité On peut aussi choisir de quitter ce médiocre ciné Briser le miroir, changer de croyances et d'idées Renoncer aux ombres, vouloir du vrai Ou au moins un truc qui nous ressemblerait


ça bosse ?
Sur le métier cent fois je remets l’ouvrage de ma vie Je le considère et m’attache à le parfaire C’est un sacré travail, on dirait que je n’en ai jamais fini Inlassablement j’accumule des expériences Par l’alchimie de mon regard, elles deviennent consciences Alors, même les plus virulentes déposent les larmes Ça m’arrangerait bien, parfois, de me mentir un chouïa Mais pas moyen de m’auto-gruger, le baromètre, c’est mon bien-être Quand il chute, c'est qu'au boulot, il faut


La sagesse du cumulus
Souvent, allongée dans l’herbe, je m’amuse à arrêter les nuages. Je fixe un rare mouton dans le ciel bleu, Absorbée par sa rondeur infinie. Juste ça. Je renouvelle l’expérience, et puis un jour… Disparaissent le temps, l’espace, la météo, Et la physique, même quantique, car voilà que Le flocon blanc suspend son vol, incroyable défi dans l’éther. Pour de vrai, le monde, dans mon souffle, ne bouge plus ! Quelques secondes et puis très vite, l’impermanence, La valse des


Lâche le bord de la piscine !
Ne te résigne pas à ce qui te plait à moitié Sous prétexte que ça t’est familier Et qu’à défaut de te faire du bien Au moins, ça ne te fait presque rien Ne limite pas tes désirs et ton envol ! Confortable, pas vrai, de penser qu’on t’a rogné les ailes Ou qu’elles sont trop petites, pas de bol ! En réalité tu n’en sais rien, tu as toujours fait sans elles ! Le pire ennemi de tes rêves, ben…c’est toi ! Et si tu renouais la conversation avec eux, Que tu les écoutais vraiment


La délicatesse
Humble et douce, elle prend soin et veille Elle écoute les silences et y répond pareil Elle repère le subtil indice, anticipe le besoin qui se tait Elle est là, même absente, ne s’impose jamais Elle ne présente aucune addition, ni ne se vante Ne connait rien aux jeux de pouvoir Ne vise aucun but, ne rêve aucune conquête Elle qui, par essence, est juste résilience La connaissez-vous ? L’abritez-vous ? En donner, en recevoir, la vivre, C’est assurément un signe, Qu’enfin on


Se tromper, c'est avancer !
Encore une erreur, une fausse route, une impasse… Et voilà que ma joie et mes forces trépassent Pourtant l’échec apparent n’est qu’un apprentissage Parce qu’on ne se trompe pas, on expérimente ! Par contre l’erreur serait d’aller chercher ailleurs Qu’au fond de moi, l’info maxi format qui est bien là La double peine serait de croire au mauvais casting Ou encore pourquoi pas à un piteux timing Mais vous avez déjà vu, vous, la vie se tromper ? Il n’y a que moi pour remuer le c


Libre !
Je suis libre moi, madame ! Libre de choisir où et qui fuir, Et combien de temps moisir Seule dans mon coin, à compter les coups pour rien Libre d’être libre et de n’en savoir que faire Parce qu’être libre, c’est bien quand on s’en sert Si c’est juste pour s’échapper, esquiver Au cas où, c’est vraiment pas nécessaire… Avoir guéri le pire me dispense de l’exil, enfin La liberté a le goût de l’être, bien plus que du faire Plus besoin de viser le tour du monde en solitaire P


Chut !
Les secrets de famille pétrifient l'enfance Inventant des adultes aux vies brisées Qui portent l’inconscient poids d’une culpabilité sans objet Persuadés d’une fausse vérité qui sent mauvais Les parents disent : c’est pour les protéger, leur éviter le pire Mais pourquoi à leur place choisir de taire ou de dire Car s’ils ne sont pas éclaboussés par le savoir Ils sont gangrénés par l’ignorance, bonjour la souffrance ! Bien sûr c’est dans le subtil que ce ballet se danse Dan

