

Invisibles
L’insondable mystère du départ Au bout du tunnel les anges et la lumière Mais finalement aucune autre certitude Que celle que notre cœur choisit d’avoir Parfois un cadeau tombe du ciel qui ressemble à l’espoir Les lumières clignotent, un papillon s’envole, un frisson Cela nous console, impossible de ne pas le voir Les sceptiques haussent les épaules et disent « hasard » Invisible n’est pas absent, silencieux n’est pas disparu Tout ne se limite pas à ce qu’on voit ou ne vo


La récompense
Enfant tu obéis, même si c’est contraire à tes envies, Ça t’offre une précieuse récompense : la reconnaissance. Ils disent : "c’est comme ça", et toi, tu le crois Tu t’accordes à leurs valeurs sans plus t’écouter. Tu es bien trop petit pour exister ailleurs que dans leurs yeux Et leur amour t’est beaucoup trop précieux Adulte, tu as continué, tu es si bien dressé ! Pas évident de troquer la reconnaissance des autres à tout prix Pour la tienne que tu as perdue, avec le fil d


Tout ce que je sais...
Le hic, ce n’est pas D’avoir des limites et des impossibilités, Des croyances déjà dépassées Des ignorances plus ou moins crasses A l’échelle de mon nombril ou du monde Le hic, ce n’est pas De douter, de questionner, De se demander pourquoi ou pourquoi pas De se tromper, d'hésiter à avancer tout droit De se reconnaitre ignare ou perdu Non ! Le hic, c'est de croire qu'on sait déjà, mieux et plus De posséder un généreux lot de certitudes figées Qui dispensent de l'apprentis


Apprendre...
Quoi qu’on nous dise, on n’est pas fait pour souffrir, mais bien pour être heureux. Et la vie ici-bas sert aussi à ça, apprendre à l’être. C’est du moins ce que je crois. Quand mon corps me fait mal, il me laisse des indices : J’en ai plein le dos, j’étouffe, ça m’irrite, ça me prend la tête. La souffrance me réveille, m’enseigne, m’incite à me questionner sur ce que je vis, Comment, avec qui, pourquoi. Et les réponses révèlent le sens. Le sens, le chemin. Une condition ? Ose

