Le goût de vivre
- assomoidabord
- 24 nov. 2024
- 1 min de lecture

Il n’est pour le sentir vraiment qu’à risquer d’en être dépouillé. La vie est de ces cadeaux qu’il nous faut parfois perdre pour en mesurer la valeur.
Et s’il ne me restait que deux jours, six mois, un an à vivre ?
Que ferais-je de ce sursis s’il m’était accordé ?
Et là, tout à coup, le cœur s’affole : j’aurais encore tant à faire !
Tout ce pourquoi je n’ai pas pris le temps, toutes ces joies que je n’ai pas vécues assez fort, tous ces rires que je n’ai pas partagés, tous ces mots que je n’ai pas dits et qui pourtant comptent.
Tous ces jours que j’aurais voulu vivre encore, même sans projet, même sans programme, juste pour ce qu’ils sont…
Ces jours qui, aujourd’hui que je les crois innombrables, me pèsent parfois.
Comme leur goût serait différent, si je les savais ultimes ! Quelle avidité, quel élan, quelle envie, j’aurais !
Alors oui, on le sait, mais le fait-on vraiment :
Vivre chaque jour avec la même intensité, la même conscience que s'il était le dernier !
Anne de Tarragon
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